Interview de M. Meidinger

  • Pouvez-vous m’expliquer quel est votre rôle dans l’organisation du MFNU et en quoi il consiste ?

Mon titre est président de l’association du MFNU et avec 9 autres professeurs nous dirigeons cette association. Ma tâche, personnellement, c’est d’être en contact avec les autres écoles qui veulent participer à la conférence. Je les aide le plus que je peux pour qu’elles puissent venir dans les meilleures conditions possibles. Avec mes collègues du bureau, on travaille sur les sujets, sur la soirée cinéma, sur la restauration…Toute la logistique et l’administration, c’est à dire réaliser les cartes, les pancartes…Cette année, on a aussi réalisé la journée découverte dont j’ai été le responsable.

  • Quand et comment avez-vous eu l’idée de créer le MFNU ?

C’est la 13ème session, donc on a commencé en 2004, mais avant je participais à des simulations en anglais avec quelques élèves. C’est donc en 2004 avec ces élèves qu’on a décidé de créer notre propre conférence mais cette fois-ci pas en anglais mais en français. Je tiens à dire que l’idée est partie des élèves. En effet ils se sont dit : on va à d’autres conférences mais pourquoi nous n’inviterions pas les autres à venir ? Je leur ai dit que je ne voyais pas l’intérêt, étant donné il y avait déjà beaucoup de conférences en anglais mais ils m’ont dit qu’ils voulaient en faire une en Français.

  • Que pensez-vous du MFNU ? De ce qu’il peut apporter aux jeunes ?

Chaque année c’est un enchantement. Chaque année je suis toujours surpris, je reste comme un enfant qui découvre un jouet et même si c’est la treizième fois que le MFNU se fait, je suis toujours surpris de voir l’engagement des lycéens dans le service de presse, dans les forums pour prendre la parole, diriger les débats…Voir toute l’autonomie qui se développe chez les uns et les autres et de voir qu’ils sont ravis d’être là, qu’ils passent un très bon moment…A la fois un moment qui est de travail, mais aussi un moment de rencontres…il y a quand même 40 nationalités à la conférence…Des jeunes qui viennent d’Afrique, d’Europe, voire du Proche-Orient, donc il y a tout ce mélange qui se fait et j’en suis ravie. Surtout qu’aujourd’hui, beaucoup de pays aimeraient fermer les frontières, mais, pour moi, le MFNU, c’est tout à fait l’inverse ! Moi j’aimerais que les frontières soient davantage ouvertes parce qu’avec l’ouverture, il y a la tolérance. Si on ferme les frontières on installe l’intolérance, on installe le nationalisme…C’est ma contribution si je peux dire pour faire en sorte qu’il y ait plus de tolérance, et je pense que c’est important dans notre monde.

Propos reccueillis par Yasmine Sami

Rapport CPI

La Cour Pénale internationale traite le cas de Bosco Ntaganda, leader et membre de l’UCP. L’UCP est un mouvement rebelle congolais qui serait coupable de plusieurs crimes tels que des agressions sexuelles, pillages, attaques physiques. Ce dimanche matin, la Cour accueille un témoin.

C’est une doctoresse  dont le but était de voir les dégâts psychologiques et physiques causés et d’établir des études statistiques. En les interrogeant sur les évènements, le nom de Bosco Ntaganda  revient le plus souvent.  D’après ces témoins, Bosco Ntaganda aurait été sur les lieux des viols et des pillages, mais on ne peut être sur que c’était bien lui qui aurait violé et tué les villageois. La juge Karakisla ne veut pas prendre en compte ce témoignage, car il manquerait de précision. Au contraire, la juge Hellich affirme que le simple fait que Bosco Ntaganda soit dans la salle au moment des viols le rend coupable.

Avec 7 votes pour accepter ce témoignage, et 8 pour le refuser, le témoignage n’est pas passé.